RGPD et dispositif de signalement : les obligations
3 août 2026 · 6 min de lecture
Les quatre piliers de la conformité RGPD
- Une base légale claire justifiant le traitement des données du signalement
- Une confidentialité stricte de l'identité du lanceur d'alerte, des personnes visées et des tiers
- Un encadrement spécifique des données dites sensibles (santé, orientation, opinions...), au sens de l'article 9 du RGPD
- Des durées de conservation maîtrisées et documentées
Combien de temps conserver un dossier de signalement ?
| Situation | Durée de conservation |
|---|---|
| Dossier clôturé, cas général | 5 ans à compter de la clôture |
| Mesure correctrice, disciplinaire ou contentieuse engagée | Jusqu'au terme de la procédure |
| Signalement classé sans suite | Destruction, ou archivage anonymisé, sous 2 mois après clôture |
Le référentiel CNIL : ce qui a changé en 2023
La CNIL a adopté, par la délibération n°2023-064 du 6 juillet 2023, une nouvelle version de son référentiel relatif aux dispositifs d'alerte professionnelle, abrogeant la version de 2019. Ce référentiel sert d'outil d'aide à la mise en conformité pour les organismes qui mettent en place un dispositif de recueil et de gestion des alertes.
Les signalements anonymes posent-ils un problème RGPD ?
Non, la loi Sapin II modifiée et le référentiel CNIL autorisent expressément le traitement des signalements anonymes. La CNIL recommande en revanche aux organismes de s'abstenir de toute tentative de réidentification du lanceur d'alerte, y compris par des moyens techniques indirects — voir notre article sur anonymat et confidentialité.
Questions fréquentes
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Le cadre légal évolue régulièrement : pour toute question relative à votre situation spécifique, nous vous recommandons de consulter un avocat ou votre service juridique.
